Le disque externe acheté pour les sauvegardes est rangé dans un tiroir pendant 3 semaines. Le NAS, lui, peut recevoir une copie chaque nuit. Encore faut-il que quelqu’un remarque qu’une sauvegarde ne se fait plus et sache restaurer un fichier.
Voilà où se joue le choix. Un disque externe demande de penser au branchement. Un NAS évite cette manipulation, mais il ajoute un équipement, des comptes, des mises à jour et des alertes à surveiller. Dans les deux cas, le boîtier ne corrige pas une mauvaise organisation.
Le support ne décide pas non plus de ce qui sera restauré. Notre comparatif des logiciels gratuits de sauvegarde automatique pour Windows aide à choisir entre une copie de fichiers et une image complète du PC.
Avant de comparer le matériel, notez où se trouvent les fichiers aujourd’hui, quelle autre copie existe et ce qu’il en reste si vous supprimez un dossier par erreur. Si vous ne voyez qu’un seul emplacement, vous avez du stockage. Vous n’avez pas encore de sauvegarde.
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Avant de choisir le support, regardez où se trouvent vos fichiers
Imaginons que vos photos soient sur le PC portable et copiées chaque dimanche sur un disque USB. Tant que le disque est rangé après la copie, une suppression sur le PC ne l’efface pas. Vous devez toutefois le brancher assez souvent pour que la sauvegarde ne date pas de plusieurs mois.
Sur un autre bureau, les dossiers de travail ont été déplacés vers un NAS pour être accessibles depuis le portable et le PC fixe. C’est pratique. Mais si ces dossiers n’existent plus que sur le NAS, celui-ci est leur emplacement principal. Ses 2 disques, même montés en RAID, ne créent pas automatiquement une copie indépendante.
Le nombre d’ordinateurs compte donc moins que le trajet des fichiers. Demandez-vous quelle machine produit les données, où la copie est écrite, combien de temps elle reste accessible avec les mêmes comptes et qui regarde si la tâche s’est terminée.
Un disque externe, si vous pensez à le brancher puis à le ranger
Pour sauvegarder les fichiers d’un seul ordinateur, un disque externe est le plus simple à mettre en œuvre. Il ne demande ni serveur ni compte réseau. Vous le connectez au PC, le logiciel écrit la copie et vous pouvez ensuite le débrancher.
Le disque est posé à côté de l’écran, mais la dernière sauvegarde remonte au mois précédent. Ou bien il reste branché en permanence. Dans le premier cas, la copie est trop ancienne. Dans le second, elle peut être touchée par une mauvaise manipulation ou par un logiciel malveillant qui accède aux supports connectés.
La copie ne doit pas forcément être lancée à la main. Microsoft explique comment configurer l’Historique des fichiers avec un lecteur externe ou un emplacement réseau. Apple détaille de son côté comment choisir un disque de sauvegarde pour Time Machine. Ces outils automatisent l’écriture lorsque la destination est disponible. Ils ne peuvent pas brancher le câble à votre place.
Si cette méthode correspond à votre organisation, notre sélection des meilleurs disques durs externes portables vous aidera à choisir le support. Faites ce choix après avoir décidé de la fréquence de branchement et de l’endroit où le disque sera rangé.
Un NAS supprime nécessite une surveillance continue
Avec 2 ou 3 ordinateurs, le même disque finit par passer d’un bureau à l’autre. Il faut se rappeler quel poste a été sauvegardé, attendre la fin de la copie, éjecter le support puis recommencer sur la machine suivante. Un NAS peut recevoir ces sauvegardes par le réseau sans déplacer de câble ni de boîtier.
Le NAS doit rester allumé et accessible. Son espace disponible, l’état de ses disques, les mises à jour et les tâches programmées doivent être surveillés. Une sauvegarde qui échoue chaque nuit pendant 3 semaines n’est pas plus utile qu’un disque oublié dans un tiroir.
Le NAS devient pertinent lorsque vous souhaitez centraliser les sauvegardes ou partager certains dossiers et que vous acceptez cette maintenance. Un accès depuis Internet ajoute une contrainte supplémentaire. Il doit répondre à un usage précis, avec des comptes séparés et des protections adaptées.
Une synchronisation peut aussi propager une suppression
Vous supprimez un dossier depuis le PC portable. Sur un partage réseau, vous venez de supprimer le dossier enregistré sur le NAS. Avec une synchronisation, la même suppression peut être envoyée vers les autres appareils. Aucun disque n’est tombé en panne, mais le fichier a disparu partout où la modification a été répliquée.
Une sauvegarde doit permettre de retrouver une copie ou une version antérieure. L’existence d’un historique ne suffit pas. Il faut aussi connaître sa durée de conservation. Si les versions sont supprimées après quelques jours, elles ne vous aideront pas à récupérer un dossier dont vous découvrez la disparition un mois plus tard.
Déplacer les fichiers du PC vers le NAS libère de l’espace et facilite leur partage. Cela ne crée pas une deuxième copie. Si le NAS devient le seul endroit où ces fichiers existent, il devient leur stockage principal. Une sauvegarde doit encore les envoyer vers une destination indépendante, avec un historique que vous savez restaurer.
Une sauvegarde automatique doit être contrôlée
Un voyant vert sur le NAS indique que le boîtier fonctionne. Il ne dit pas que la sauvegarde du portable s’est terminée cette nuit. Ouvrez le journal de la tâche et cherchez la date du dernier succès, la destination utilisée et la quantité de données copiée. Une erreur d’identifiants ou un NAS plein peut interrompre la sauvegarde sans gêner le partage quotidien des fichiers.
Une fois par trimestre, prenez un fichier facile à reconnaître, restaurez une ancienne version dans un dossier temporaire puis ouvrez-la. Ne remplacez pas l’original pendant l’essai. Vous vérifiez ainsi le contenu de la copie, la procédure, les droits d’accès et les identifiants nécessaires.
Le RAID maintient l’accès aux fichiers mais n’est pas une sauvegarde
Un disque du NAS tombe en panne. Avec un niveau de RAID adapté et un groupe encore sain, les fichiers peuvent rester accessibles le temps de remplacer le disque. Cette continuité est utile quand plusieurs personnes travaillent sur les mêmes dossiers.
La panne d’un disque n’est pourtant qu’un scénario. Le RAID reproduit aussi une suppression, une modification indésirable ou des fichiers chiffrés par un rançongiciel. Il ne protège pas non plus contre le vol du boîtier, une panne qui touche l’ensemble du NAS ou un sinistre dans le local.
Le remplacement du disque ne doit pas être improvisé. Avant de retirer le support défectueux, vérifiez l’état du groupe RAID et assurez-vous qu’une autre copie des données existe. Une reconstruction sollicite les disques restants et ne doit pas devenir votre unique chance de récupérer les fichiers.
Une copie déconnectée et une copie distante ne couvrent pas les mêmes risques
Un disque rangé après la sauvegarde n’est plus accessible depuis le PC, ni depuis le réseau. Cette séparation réduit le risque qu’une suppression ou une attaque touche l’original et sa copie au même moment. Elle impose en échange de reconnecter régulièrement le support pour éviter que la sauvegarde vieillisse.
Les sauvegardes les plus sensibles doivent pouvoir rester hors d’atteinte du système principal. Un disque toujours branché au NAS ne constitue pas une copie déconnectée. Une destination distante qui est modifiable avec le même compte n’offre pas non plus une séparation suffisante.
Après un vol, un incendie ou un dégât des eaux, les supports conservés dans la même pièce peuvent disparaître ensemble. La destination doit conserver un historique, utiliser des accès adaptés et disposer d’une procédure de restauration connue.
Notre guide explique comment mettre en place une sauvegarde selon la méthode 3-2-1. Le NAS ou le disque externe peut être l’une des destinations. Il n’a pas à devenir l’unique réponse.
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Les contraintes inévitables associées aux méthodes de stockage
L’installation terminée, certaines manipulations disparaissent et d’autres commencent. Le bon choix est celui dont vous pouvez assurer le suivi sans laisser une copie vieillir ou une erreur passer inaperçue.
| Situation visible | Organisation la plus simple à mettre en œuvre | Contrainte qui subsiste |
|---|---|---|
| Un PC contient les originaux | Sauvegarde programmée vers un disque externe | Brancher le disque, vérifier la date puis le ranger |
| Plusieurs PC gardent chacun leurs fichiers | Sauvegardes réseau vers un NAS | Surveiller chaque tâche et l’espace du NAS |
| Le NAS contient les fichiers de travail | Sauvegarde du NAS vers une autre destination | Conserver un historique et tester la restauration |
| Les fichiers sont synchronisés entre appareils | Synchronisation pour l’usage, sauvegarde séparée pour le retour arrière | Vérifier la durée de conservation des versions |
| Une copie est envoyée hors du logement | Sauvegarde distante avec compte et historique adaptés | Protéger les accès et contrôler les restaurations |
Un disque externe est cohérent lorsque vous sauvegardez principalement un ordinateur et que vous pouvez intégrer son branchement à vos habitudes. Un NAS devient pertinent lorsque plusieurs appareils doivent être sauvegardés, que certains dossiers sont partagés ou que les copies doivent être lancées sans déplacer un support.
Dans les deux cas, l’achat d’un NAS ou d’un second disque ne suffit pas. Vous devez connaître la date de la dernière sauvegarde réussie, l’emplacement de la copie indépendante et la procédure nécessaire pour récupérer un fichier. Si l’un de ces 3 points reste flou, le problème ne vient pas encore du choix entre un NAS et un disque externe. Il vient de l’organisation de la sauvegarde.